L’enfant dans la trajectoire familiale du toxicomane (II)

Le récit de vie, outil de parole, de repères, de projets

Guy de Villers, Le GRAIN asbl, 26 juillet 2007


Ce texte constitue la deuxième partie de l’analyse consacrée à la recherche-formation-action sur les récits de vie par Guy de Villers.

IV. La phase de développement de la recherche

Méthodologie de la recherche

Critères de constitution de l’« échantillon » et contractualisation

Dans un premier temps il a été convenu de retenir les critères suivants pour les témoins-narrateurs :

  • Personnes dépendantes de psychotrope(s) ;

  • Ayant fait l’expérience d’une primo-parentalité

  • Homme ou femme de 25 à 35 ans ;

  • En couple ou en famille monoparentale ;

  • Né(e) en Belgique ;

  • Chômeur(se), minimexé(e), en incapacité de travail ;

  • Domicilié(e) dans la région bruxelloise.

Le contrat passé avec les personnes-témoins (contractualisation) est le suivant : La démarche proposée est le récit autobiographique centré sur l’histoire familiale. Les témoins acceptent de parler de leur expérience de vie relative à la toxicomanie et à leur première parentalité. Les récits sont confidentiels. L’enregistrement et la transcription sont anonymes. Les témoins sont volontaires et bénévoles. Les narrateurs sont associés à la démarche d’analyse et d’interprétation de leur récit.

  • La question de recherche qui leur est proposée est double.

  • Quelle est la place du toxique pour le sujet narrateur, au regard de sa propre enfance ?

  • Quelle est la place de l’enfant dans la vie du sujet narrateur toxicomane ?

Recueil, analyse et interprétation des récits

1. Présentation du guide méthodologique pour le recueil et le traitement des récits

Le recueil et l’analyse des données autobiographiques ont été réalisés suivant le canevas d’un guide méthodologique proposé par le Pr G. de Villers. Celui-ci définit successivement des repères pour le recueil, l’analyse et l’interprétation des récits. Nous en présentons ci-dessous les différents items, en les illustrant, au besoin et entre parenthèses, d’exemples ou d’un commentaire, qui devraient en donner une compréhension plus concrète. Ce guide propose une méthodologie souple et adaptative pour ce qui concerne le recueil des récits. La bonne conduite des phases d’analyse et surtout d’interprétation nécessite cependant que les options mises en œuvre lors du recueil soient bien précisées et que l’on en tienne compte.

A. Méthode de recueil des données

On trouvera ci-dessous une liste d’items pour guider le recueil des données.

1. Comment ont été contactés et recrutés les narrateurs potentiels : par bouche à oreille sur les lieux de consultations des participants, par téléphone, par affichette ?

2. Quelle est l’offre qui leur a été faite : participer à un processus de recherche, de réappropriation de son histoire, d’échange de son expérience de parent ?

3. Quelle a été la demande exprimée

  • a. par le chercheur : comment a-t-il concrètement formulé et explicité son attente auprès des narrateurs potentiels ?
  • b. par le narrateur potentiel : comment a-t-il réagi à cette demande du chercheur : a-t-il demandé un complément d’information, a-t-il formulé quelque chose de sa compréhension du processus, de ce qu’il en espérait ?

4. Comment le récit a-t-il été mis en route : cadre, convivialité, mise en confiance ?

5. Quelle a été la consigne de départ (formulation précise) ?

6. Y a-t-il eu des questions de relance pendant l’entretien ?

7. La narration a-t-elle eu lieu

  • a. seul à seul avec le chercheur ?
  • b. en petit groupe (triade) ?

8. Les récits ont-ils été

  • a. enregistrés par magnétophone ?
  • b. notés en manuscrit par le chercheur ?
  • c. rédigés par le narrateur et remis au chercheur ?

9. Y a-t-il eu socialisation (présentation orale et réaction à chaud)

  • a. avec le chercheur ?
  • b. dans le petit groupe ?
  • c. avec le petit groupe et le chercheur ?

10. Qui a transcrit les enregistrements ?

  • a. le chercheur ?
  • b. un transcripteur spécialisé ?

11. Cette transcription a-t-elle été réalisée a.mot à mot (verbatim) ?

  • b.reformulée en français courant ?

12. Y a-t-il eu un feedback ?

  • a.par remise d’une copie de la transcription au narrateur ?
  • b.par remise d’une copie de la bande magnétique ?

13. Y a-t-il eu une réaction de la part du narrateur (satisfaction, étonnement, questionnement, proposition de correction et/ou suppression, ajouts) ?

B. Méthode d’analyse des données

Il est à noter que les narrateurs de la triade restent impliqués dans cette partie du travail (voir point 6). 1. Numérotation continue des lignes de la transcription du récit 2. Première imprégnation 3. Reconstruction chronologique 4. Création des catégories événementielles 5. Distribution des événements selon les catégories construites (en notant le n° des lignes dans le récit) 6. Mise en rapport des événements avec le vécu subjectif du narrateur au moment des faits racontés et au moment du récit (en notant le n° des lignes dans le récit) 7. Discussion entre pairs (équipe des chercheurs) pour valider le choix des catégories et la distribution des événements.

C. Méthode d’interprétation

Il s’agit de confronter les résultats de l’analyse avec la double question de recherche. Pour ce faire, un premier objectif consiste à repérer dans le récit les séquences significatives eu égard aux deux questions de départ. Il convient d’être particulièrement attentif aux facteurs de résilience (capital symbolique, identifications positives, rencontres et structures d’appui) dont le sujet - narrateur a bénéficié ou non. L’interprétation est conduite en deux temps :

  • Au cas par cas, chaque récit analysé fait l’objet d’une interprétation ;

  • Au terme de cette interprétation par récit, on procède à une comparaison entre les récits des différentes personnes-témoins pour dégager les convergences et divergences.

2. Compte-rendu de l’activité des triades dans notre recherche

Certaines difficultés sont apparues durant la phase de développement du projet.

D’une part, suite à divers problèmes rencontrés par certains membres du groupe des intervenants-chercheurs, seules deux des quatre triades de chercheurs en formation ont poursuivi le travail jusqu’à son terme.

D’autre part, plusieurs intervenants-chercheurs ont fait part de difficultés rencontrées dans le recrutement des témoins, notamment en raison des contraintes imposées par certains critères initialement proposés pour la sélection de l’échantillon, plus particulièrement le critère de l’âge, à savoir homme ou femme de 25 à 35 ans.

Une autre difficulté évoquée concerne l’adaptation de la méthode du récit de vie - fondée sur une démarche de remise en question personnelle - au public - dans ce cas-ci, des parents toxicomanes fréquentant un centre d’aide ambulatoire dit « bas seuil », où les principes de la réduction des risques et de la réponse non différée à la demande de soins sont en vigueur. Que l’offre du récit de vie soit faite au sein du lieu de traitement des témoins-narrateurs n’est pas sans conséquences, notamment eu égard au fait que les intervenants devaient évaluer la capacité des témoins à supporter le travail de mémoire d’événements souvent traumatisants.

De façon plus globale, l’approche biographique exige une mise en confiance mutuelle des narrateurs et narrataires avant d’obtenir l’adhésion des témoins au projet. Il est donc essentiel de prendre le temps de discuter extensivement avec eux de la nature et des modalités de leur engagement dans la démarche narrative. Dans le cas présent, ils seraient amenés à livrer un récit détaillé et personnel à des tiers pouvant éventuellement être par ailleurs leur thérapeute, ou un collègue de leur thérapeute, ou un autre patient de leur thérapeute, ou un habitant de leur quartier, ceci, qui plus est, dans le cadre d’une recherche devant donner lieu à publication.

Compte tenu de ces difficultés, des aménagements ont été apportés aux critères de l’échantillon et aux conditions d’accueil des témoins narrateurs.

  • Réduction des critères retenus. Seuls sont retenus les deux critères suivants :

  • être parent

  • être dépendant aux psychotropes.

  • Créer un groupe de parole (triade de narrateurs) ayant pour thème l’expérience de la toxicomanie et de la parentalité.

  • Ouverture à d’autres partenaires : contacter d’autres groupes ou institutions (type self help) en vue d’un partenariat éventuel.

V. Illustration des phases d’analyse et d’interprétation des récits

Comme signalé dans l’introduction (voir « remarque importante »), notre objectif n’est pas de présenter ici les résultats de façon exhaustive. D’une part, l’espace disponible ne le permettrait pas. Mais, avant tout, se pose la question du respect de l’anonymat des narrateurs, en particulier lorsqu’il s’agit du récit qu’ils ont livré de leur vécu traumatique dans un environnement où s’est opéré un travail de mise en confiance. Il est à souligner que certains témoins mesuraient parfois avec très peu de recul les enjeux d’une publicité, même restreinte, de leur récit. Il n’y a donc pas lieu de se fier à l’autorisation, voire à la demande que l’on aurait reçue des témoins pour publier leur récit, en tout ou en partie : elle ne saurait valablement préjuger de l’effet réel pour eux de se reconnaître dans une publication comme celle-ci.

Il en résulte bien sûr qu’après un travail riche, long et profond, les éléments de résultats ici présentés ne donnent qu’une indication de l’envergure de l’exercice effectué.

1. Premier temps: interprétation au cas par cas de chaque récit

Dans la perspective qui était la nôtre, il a été décidé de procéder collectivement à l’analyse d’un premier récit. Concrètement, la triade qui a recueilli le récit et procédé, avec le narrateur, à une première analyse a présenté son travail au groupe des intervenants. Le contrôle de l’analyse s’est fait collectivement, supervisé par le responsable scientifique de la recherche et le coordinateur du projet, en reprenant pas à pas le récit et en en restructurant le contenu selon la grille d’analyse proposée et adaptée par Guy de Villers. Ce contrôle par le collectif des chercheurs a garanti une certaine homogénéité des démarches d’analyse et d’interprétation, tout en leur assurant les bases d’une autonomie dans leurs analyses ultérieures.

Nous illustrons ci-après la démarche d’interprétation par deux exemples de situations fictives construites à partir d’éléments courants de la pratique clinique avec nos patients. Il ne s’agit donc pas d’extraits de récits de vie, réels ou fictifs, mais de fictions représentant une sorte de synthèse de l’essentiel d’un récit-type déjà analysé.

Premier exemple

Une jeune femme, grande consommatrice de produits opiacés et de cocaïne, se trouve en complète rupture sociale, squattant au gré de ses errances. Avec son copain, ils survivent grâce à la débrouille (petit deal, prostitution occasionnelle, etc.) L’essentiel des contacts avec les structures sociales établies se réduit à la consultation dans un centre ambulatoire à seuil d’accès aisé. Ce sont des contacts irréguliers, déterminés par l’urgence du manque. Quand les services d’aide découvrent qu’elle est enceinte, tout le monde s’affole et veut parer au plus urgent Le planning familial (IVG), le suivi médical, l’intervention spécialisée et l’assistance psychosociale se mettent en place.

Nous observons bien ici que l’urgence répond à l’urgence. Ces approches sont essentielles, il faut le souligner. Néanmoins elle échouent à inscrire dans la relation avec cette (ces) patient(e/s) un temps propre pour que le sujet puisse élaborer un projet parental bien ancré dans le tissu social. Or, l’enjeu, au-delà de la survie et de la préservation de la santé somatique, serait de rendre possible la rupture du cercle de la répétition transgénérationnelle des avatars d’une vie trouvant sa solution dans les assuétudes. La technique du récit de vie, en venant proposer un temps et une démarche en rupture avec le quotidien des patients et de l’institution, peut être un outil d’ouverture dans cette direction.

Deuxième exemple

Un père toxicomane, issu d’une cité ouvrière très stigmatisée dans une région ayant subi de plein fouet la désindustrialisation, vit avec ses enfants adolescents (un garçon et une fille). La mère est décédée d’overdose quelques années auparavant. Le père a en fait réussi à récupérer la garde de ses enfants, qui avaient été placés dans une famille d’accueil apparentée à la famille de son épouse. Celle-ci n’avait pas manqué de disqualifier l’image du père auprès de ses enfants, le rendant responsable de la mort de leur mère. Alors que ce père déploie tous ses efforts pour se garder en dehors de la dépendance, il découvre que ces deux enfants commencent à consommer avec la participation de sa nouvelle partenaire. Il tente de reprendre les choses en mains, mais ne peut faire face simultanément à la situation conflictuelle qui s’ensuit dans son couple et aux questions, pour lui-même encore mal résolues, que lui renvoient ses enfants, sur un mode adolescentaire. Il rechute et perd son emploi. Finalement, les intervenants sont amenés à saisir les structures d’aide puis de protection de la jeunesse, et les enfants sont à nouveaux placés, dans la même famille d’accueil ... mais ils continuent à consommer !

À nouveau, plusieurs interventions d’urgence sont effectuées. Mais personne n’arrive à créer les conditions qui permettraient de toucher la question de fond. On peut présumer que celle-ci touche au deuil de la mère et à la place du toxique, tant dans sa famille à elle que dans l’enfance du père. Cet échec n’est pas seulement celui des sujets qui y sont pris, mais aussi celui des intervenants. Il renvoie aussi au contexte : conditions de vie des individus, conditions de travail des intervenants. Entre déculpabilisation et défaussement de soi, la méthode du récit de vie, et son aspect socialisé (passage par le microcosme de la triade), peut permettre de faire la part des choses et offrir aux sujets une occasion de reconstruire un avenir qui a du sens.

2. Deuxième temps: approche comparative

Nous devrons nous contenter, pour chacune des deux questions sous-tendant la recherche, de donner quelques exemples des convergences et divergences relevées par le collectif des chercheurs.

Première question: Quelle est la place du toxique pour le sujet - narrateur, au regard de sa propre enfance ?

  • Exemples de convergences : décès dans la famille, manque de soutien et d’encadrement de la part de la famille, décrochage scolaire, consommations de drogues illégales, rupture du lien social...

On en retire l’idée que les témoins-narrateurs sont des personnes pour qui l’usage du toxique constitue la solution face à l’angoisse suscitée par les conditions de vie quotidiennes où devrait s’exercer le métier de parent, et que ceci survient en conséquence des carences vécues pendant leur propre enfance. En corollaire, dans l’environnement social et, spécialement, chez les personnes qui assurent la prise en charge de ces parents, cette même situation de parentalité à risque provoque des réactions d’angoisse et des actions commandées par l’urgence, compte tenu de la réalité du danger encouru.

  • Exemples de divergences : une personne mentionne son identification à une mère dépendante des médicaments, une autre évoque son mariage forcé à un âge précoce, une autre témoigne du décès successif de ses deux parents ...

Il s’agit ici de présentations plus spécifiques à l’histoire de chacun, qui ne font pas loi générale mais qui peuvent néanmoins s’inscrire dans la compréhension globale que l’on peut avoir de ce type de situations. Ces éléments peuvent avoir un pouvoir élucidant particulièrement important pour la ré-appropriation par chaque sujet de son histoire propre.

Deuxième question: Quelle est la place de l’enfant dans la vie du sujet - narrateur toxicomane ?

  • Exemples de convergences : sentiment d’inaptitude à élever ses enfants, mauvais positionnement dans l’ordre générationnel, instabilité affective du couple parental, sentiment de culpabilité accru par rapport à la consommation...

  • Exemples de divergences : une narratrice évoque son sentiment d’abandon pendant ses accouchements, un autre évoque le milieu où il a été élevé, en marge de la loi et de la morale communes...

Ces différentes analyses de récit mettent en évidence le fait que la naissance de l’enfant, vue comme réparatrice des carences et des traumatismes subis, va au contraire réactiver les blessures inconscientes et les insuffisances affectives. Les sujets que nous avons rencontrés demandent réparation. Elle ou il idéalise la relation d’amour parental dans laquelle elle ou il a difficile de se projeter, le poids de la culpabilité lié à l’usage de drogue étant omniprésent : est-elle ou est-il une bonne mère, un bon père ? Le recours à la méthode du récit de vie et les questions qui sous-tendaient son application dans notre travail ont facilité l’adoption d’une optique transgénérationnelle. Cela a contribué à la reconstruction d’un projet de vie où le sujet peut s’approprier une place qui lui permette de considérer son enfant non comme un objet de réparation mais comme un sujet affectif et pensant, en relation avec son entourage et pour lequel il s’efforcera d’assumer une parenté responsable.

VI.Qu’est-ce que la formation à la méthode du récit de vie a apporté à l’équipe des intervenants-chercheurs ?

Rappelons que l’équipe de travail a été constituée à partir d’une invitation ouverte du coordinateur des Antennes du projet Lama aux membres de l’équipe, aux stagiaires et aux membres des équipes partenaires.

Une tâche préalable importante est la consolidation d’une équipe qui fonctionne de façon coordonnée, en favorisant une dynamique de coopération mutuelle et d’intégration autour d’un objectif d’apprentissage, de recherche et d’intervention. Cela signifie établir une dynamique basée sur la responsabilité partagée, avec beaucoup d’initiative et de créativité. Cela implique que la coordination du projet fonctionne avec les chercheurs de la même façon que ceux-ci auront à fonctionner, dans le cadre de la recherche, avec leur public, c’est-à-dire sur base d’une écoute respectueuse et de l’élaboration progressive de la demande pour la construction d’un projet commun.

C’est ainsi qu’a été établi ce que, techniquement, on appelle un “groupe mixte", un groupe tourné aussi bien vers les tâches constituant les buts du projet - lesquels, par définition, sont limités dans le temps -, que vers la formation professionnelle des membres du groupe. Cela signifie aussi que par moments on travaille sur la recherche et par moments sur l’analyse des phénomènes de groupe, sur l’apparition de relations difficiles en mettant l’accent sur l’auto-questionnement.

Il faut garder à l’esprit que ces objectifs et ce processus de recherche-formation-action viennent se surimposer au travail quotidien des intervenants, dont nous avons évoqué la façon dont il s’inscrit le plus souvent dans l’urgence. Ce caractère d’urgence véhicule sa charge de stress spécifique. Il en résulte ce paradoxe que, dans ce contexte, faire accepter et donner corps à une telle entreprise constitue en un sens un pari audacieux, mais peut aussi par ailleurs représenter une modalité de prise de recul par rapport à l’urgence, une occasion salutaire de réflexion collective structurée sur les pratiques.

Ce pari est essentiellement fondé sur l’établissement d’une dynamique durable et viable qui rende possible la formation des chercheurs, la réalisation de la recherche et, in fine, l’obtention d’un effet thérapeutique pour les témoins-narrateurs. Cela suppose d’être en mesure, tout au long du processus et vis-à-vis de tous les acteurs - intervenants-chercheurs, témoins-narrateurs, personnes-ressources pour la méthodologie, garants du cadre institutionnel où se développe la recherche - de promouvoir une relation centrée sur la confiance, de générer une dynamique de coopération, de promouvoir le désir et le plaisir de l’apprentissage en groupe, de maintenir une dynamique mixte réalisant un équilibre entre les objectifs de recherche, de formation et d’action.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la méthode de récit de vie : une bibliographie

BERTAUX D., Les récits de vie, Paris, Nathan, 1997, 128 p.

DESMARAIS Danielle et PILON Jean-Marc, Pratiques des histoires de vie. Au carrefour de la formation, de la recherche et de l’intervention, (Actes du 1er Symposium du réseau québecois pour la pratique des histoires de vie de Magog, 1994) L’Harmattan, 1996.

DOMINICE P., L’histoire de vie comme processus de formation, L’Harmattan. Coll. Défi-Formation,1990.

FERRAROTTI F., Histoire et Histoires de vie. La méthode biographique dans les Sciences Sociales, Paris, Librairie des Meridiens. Klinsksieck,1983, 218 p.

LAINE A., Faire de sa vie une histoire. Théories et pratiques de l’histoire de vie en formation,Paris,Desclée De Brouwer,1998.

LEGRAND M., L’approche biographique. Théorie, clinique, Paris, Epi,1993, 212 p.

NIEWIADOMSKI (C.) & de VILLERS (G.) (dir.), Souci et soin de soi. Liens et frontières entre histoires de vie, psychothérapie et psychanalyse, l’Harmattan,2002.

PINEAU G. et LE GRAND J.-L., Les Histoires de vie, PUF, coll. Que sais-je ?, 1996.

VILLERS G. (de) (1993). L’histoire de vie comme méthode clinique, pp. 135-155 dans Pratiques et théorie, Cahiers de la Section des Sciences de l’Éducation, n° 72 : "Penser la formation ; contributions épistémologiques de l’éducation des adultes", Univ. de Genève, 1993.

VILLERS G. (de). L’approche biographique au carrefour de la formation des adultes, de la recherche et de l’intervention, pp. 107-134 dans DESMARAIS D. et PILON J-M, Pratiques des histoires de vie : au carrefour de la formation des adultes, de la recherche et de l’intervention, L’Harmattan, 1996, 204 p.

Formations

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