Propos d’Estelle Giovannangelo, Le GRAIN asbl, 15 décembre 2009


Le Grain s’est posé la question de l’émancipation dans les milieux les plus différents les uns que les autres comme, par exemple, au sein des quartiers excentrés des grandes villes, là où cohabitent travailleurs retraités, immigrés de la première génération, jeunes couples du Maghreb fraîchement débarqués.

Dans ces périphéries urbaines post-industrielles en voie de paupérisation, en voie de disparition même, délaissés par toutes les facilités des transports modernes (une liaison par jour vers le centre de la ville – et encore en période scolaire ou le jour de marché), que deviennent les habitants de ces lieux que même le commerce de proximité abandonne ? Que deviennent les hommes, femmes et jeunes de ces zones où l’assistante sociale lors de sa permanence hebdomadaire fait office de "Deus Ex Machina" et où même le politicien local abandonne au plus fort de sa campagnes ?

Ayant la chance (la chance c’est un grand mot !) d’habiter la périphérie de Charleroi, j’ai eu, via une assistante sociale du CPAS, l’opportunité de rencontrer des habitants d’un ancien quartier sis à la limite de Jumet, Gilly et Ransart, anciennes communes du Grand Charleroi. Cet ancien quartier de fosses, de verreries, corderies et autres usines dévoreuses de main d’œuvre a très rapidement et lourdement encaissé le déclin de la grosse industrie carolo. La population, rassemblement d’ouvriers formés sur le tas, de personnes âgées épuisées par une vie de lourd labeur, d’immigrés maîtrisant peu ou pas le français, de jeunes, de vieux cohabitent entre tours et cours, riches propriétés en friches des maîtres d’industries, entre le canon d’une ligne de train très fréquentée et les grands espaces des voies rapides. Terrains de jeux et d’aventures pour les enfants, déserts d’inactivités pour les seniors, jungles pour les ados en mal d’idoles.

Que se passe-t-il dans ce melting-pot urbain, dans ce brassin de cultures et de générations ?

Entrons dans ce quartier, explorons ce monde où sympathie réciproque, coups de gueule et poignées de mains scellent des amitiés solides.

Le Grain asbl est allé à la rencontre des initiateurs du projet « Les Z’Hamendes » dans un quartier défavorisé de l’agglomération de Charleroi (Belgique). Estelle Giovannangelo, "A. S." (assistante sociale), fut ma "cicerone" dans ce quartier. De cette rencontre est "sorti" cet article pour découvrir les constats de départ, la mise en œuvre et les recherches de partenariats pour que le projet puisse s’installer et durer.

1. Historique et constats

Même si le quartier des Hamendes à Jumet (Hainaut, Belgique) a vu naître diverses initiatives depuis plusieurs années, il n’a jamais, à proprement parler, été massivement investi par des services socio-culturels qu’ils soient publics ou associatifs. On note bien par le passé, il y a déjà de cela plusieurs années, la présence d’éducateurs de rue mais il est difficile, tant dans les archives du service animation de quartier de la ville que dans le quartier lui-même, de retrouver des vestiges d’une quelconque animation ancienne ni de retrouver les traces de ce travail. On retiendra, cependant les résultats d’une enquête commandée par la société de logement "Le Logis Moderne" qui pointait particulièrement les incivilités quotidiennes (vandalisme, dépôts sauvages) et le manque d’infrastructures propres à la cité.

« La proportion d’appartements est fortement liée au degré d’urbanisation des différents quartiers. Le quartier des Hamendes présente 40 % d’appartements, ce qui est très élevé comparé à la moyenne de Charleroi, qui en dénombre 25 %, ou encore 20 % dans l’ensemble de la Wallonie. A l’inverse, la proportion de logements privés atteint à peine 16 % dans le quartier, alors que la moyenne en Région wallonne est de 33 %. Ces caractéristiques pour le quartier des Hamendes interpellent les acteurs du terrain et ont été un des déclencheurs de l’action sur le terrain.

Actuellement, le quartier compte 42 % de logements sociaux, dans les années à venir, ce pourcentage devrait fortement diminuer avec la disparition de certaines tours d’appartements de ce type et la reconstruction de nouvelles. La réduction de la population du quartier de 2500 à 1000-1500 habitants devrait fortement modifier l’atmosphère du quartier.

Concernant la densité de population, le quartier des Hamendes compte 2237 hab/km2. L’indice pour l’ensemble de la commune de Charleroi est de 1950 hab/km2. Cette densité plus élevée dans le quartier des Hamendes justifie parfaitement l’initiative du projet, en agrandissant l’espace de vie des citoyens.

La proportion de la population active, c’est-à-dire les personnes exerçant une activité et les demandeurs d’emploi, entre 20 et 60 ans est de 66,5 % aux Hamendes et correspond, à 3 % près, à la moyenne pour Charleroi et pour la Région wallonne. Au vu de ces statistiques, le parc peut devenir non seulement un espace de distraction permettant de s’évader mais également une opportunité de s’investir dans un projet de vie.

Par ailleurs, la pyramide des âges nous informe qu’il y a 24,3 % de la population du quartier qui a moins de 18 ans et 23,8 % qui a plus de 60 ans, pour une moyenne d’âge de 39,7 ans. Ces pourcentages sont identiques à ceux qui caractérisent l’ensemble de la population de la Wallonie. Néanmoins, cela signifie que le projet des « Z’Hamendes » devra répondre aux attentes des jeunes, des familles mais également à celles des plus âgés, en favorisant les rencontres entre générations. »[1]


Photo : Jacques Lefèvre

Le Château Mondron a longtemps constitué le seul pôle associatif du quartier avec sa salle des fêtes, la petite école adjacente et l’hébergement d’un mouvement de jeunesse. L’asbl gérant le château avait en son temps déjà envisagé la possibilité de créer un projet de jardins partagés.

A la demande du département en charge de la solidarité au sein de la ville de Charleroi, un local (ex-poste) a été mis à disposition des habitants via un service social. Des animations pour les femmes (groupe Mélusine) et un projet avec certains jeunes (aménagement d’un terrain de pétanques) ont été mis sur pied par le service social.

Ce local s’est rapidement révélé insalubre et le travail a été interrompu plusieurs mois, détissant les fragiles liens établis entre les protagonistes : les habitants (et surtout habitantes du quartier, ce sont principalement les femmes qui restent dans le quartier et les hommes qui travaillent), les services sociaux, les animateurs de quartier,...

Actuellement, un espace au sous-sol (ancien bureau de la société du logement social « Le Logis Moderne ») a été mis à la disposition du service Égalité des Chances (Direction de l’Éducation et de l’Action Sociale). Les activités qui s’y déroulent démontrent une volonté d’aller de l’avant dans le développement de projets participatifs sur ce territoire.

2. Public

Le quartier est composé d’une population hétérogène caractérisée par un niveau socio-économique faible. On y trouve des familles immigrées, des retraités ou encore des familles monoparentales. D’une manière générale, il faut souligner le côté « isolé » des habitants. Certains ne parlent pas le français couramment et se replient au sein de leur communauté, d’autres vivent le confinement lié à de faibles revenus, à la présence d’enfants en bas âge ou encore au manque de structures de liaisons dans le quartier. Le sentiment d’abandon est très présent et l’impression d’une cité « fantôme » est parfois exprimée.

3. Quel projet pour les « Z’Hamendes » ?

Il a semblé opportun au service d’action sociale de développer un espace polyvalent où les pouvoirs publics, les associations et les citoyens pourraient se rencontrer et co-gérer des projets en fonction des compétences de chacun et des besoins spécifiques de la population.

D’une manière générale, les objectifs annoncés furent les suivants :

  • Favoriser l’intégration des différentes populations ;
  • Lutter contre la précarité ;
  • Participer à l’amélioration du cadre de vie au sein du quartier ;
  • Mettre en œuvre les conditions de la participation des citoyens ;
  • Promouvoir le développement du volontariat et de la vie associative au sein du quartier dans une optique de création de liens sociaux ;
  • Promouvoir le travail en réseau et le partenariat pour offrir des services diversifiés et de qualité.

4. Axes de travail

Concrètement, ces objectifs se sont déclinés en actions regroupées selon trois axes de travail complémentaires.

4.1. Accueil – Services - Animations

Le premier axe regroupe les services rendus aux citoyens par des instances publiques ou des intervenants extérieurs. Ces actions sont bien évidemment la réponse à des besoins identifiés de longue date par les professionnels.

Il s’agit de proposer aux citoyens du quartier :

  • Des permanences décentralisées du service social communal ;
  • Une permanence spécifique aux questions du public issu de l’immigration ;
  • Un relais éventuel avec la société de logement ;
  • Une collaboration avec l’antenne sociale du CPAS.

Les animations proposées permettront de communiquer, relayer, voire d’activer des actions de proximité menées par les partenaires experts dans les différents domaines de la PREVENTION. Par exemple : la lutte contre le décrochage scolaire (asbl D’École) ou les violences intra-familiales (plate-forme « violences conjugales » de Charleroi). Les questions de santé des enfants seront abordées par l’ONE (Office de la Naissance et de l’Enfance) mais d’autres intervenants (ex. Les Femmes Prévoyantes Socialistes) pourront également animer des discussions propres à certains thèmes, comme l’alimentation. L’asbl « Point Jaune »[2] proposera, par exemple, des ateliers « Autour du livre » pour (re)donner le goût de la lecture aux enfants et inciter les parents à retrouver le plaisir de raconter une histoire.

4.2. Formation et insertion socioprofessionnelle

Le deuxième axe procède déjà plus de l’échange et du projet entre citoyens et institutions.

Actuellement, un partenariat avec la FUNOC (Faculté pour l’Université Ouverte de Charleroi), dans le cadre d’un projet FIPI (Fonds d’impulsion à la politique des immigrés), permet à des femmes issues de l’immigration (voir l’article sur la création du groupe « CITOY’ELLES ») de réfléchir à la création d’une structure qui leur fournirait leur propre emploi et qui répondrait à des besoins identifiés dans le quartier, notamment en matière de garde d’enfants.

En outre, une demande émanant de ce groupe relaie la nécessité de proposer un accès aux nouvelles technologies via un cyber espace où chacun pourrait faire ses premiers pas sur le web, accompagné par un pro. Cet espace prend tout son sens lorsque l’on y ajoute la finalité « emploi » et que l’on s’adjoint les services d’experts en terme de recherche d’emploi et de formation tels que la MIREC (Mission Régionale pour l’Insertion et l’Emploi à Charleroi).

4.3. Environnement – Participation - Communication

Enfin, le troisième axe prend en compte tout ce qui concerne l’environnement, la participation et la communication.

L’accueil et l’interpellation systématique des citoyens au sein de la structure (évaluation continue) ont permis l’émergence et l’installation de processus participatifs visant à intégrer les usagers et les collaborateurs dans les décisions et les projets à entreprendre dans le quartier.

Cet axe vise non seulement l’amélioration du cadre de vie (voir projet « jardins partagés »), l’organisation de fêtes ou encore le folklore. Il se veut la création d’un espace « entre-deux » où les préoccupations citoyennes se font entendre et se donnent les moyens d’être relayées à d’autres niveaux politiques.

5. Un point sur l’évaluation

Il va de soi que chaque action menée trouve sa place au sein d’un cadre méthodologique relevant de la gestion de projet et où l’évaluation tient une place prépondérante.

Cette évaluation montra clairement l’importance de l’animation au sein du quartier et des résultats intéressants amenés au niveau des relations entre les personnes habitants le quartier.

L’évaluation indiqua également la demande non encore rencontrée d’un suivi nécessaire dans les relations interpersonnelles entre femmes habitants le quartier. Ces rencontres doivent favoriser le dialogue entre les habitants, devenus acteurs d’un dynamisme partenarial et acteur à part entière de l’évolution de leur quartier. L’idée de ce projet de développement de ces rencontres germa dans le chef de deux animatrices, une de la FUNOC : Loretta MODESTI et l’autre de la Ville de Charleroi, Actions de Quartier du CPAS, Estelle GIOVANNANGELO.

6. Ressources nécessaires

Idéalement, l’espace « Les Z’Hamendes » devrait comporter :

UN LOCAL :

  • un bureau ayant « pignon sur rue » afin d’assurer l’accessibilité et la visibilité de l’ensemble des services ;
  • Un espace de travail « classique » avec des bureaux open, un espace confidentiel pour les permanences et une salle d’attente ;
  • Une salle de réunion (20 personnes) pouvant servir de salle de classe ;
  • Un espace polyvalent aménagé pour l’accueil des citoyens - cuisine communautaire - cafétéria – un espace jeu-bibliothèque ;
  • Un espace multimédia équipé.

DES RESSOURCES HUMAINES :

  • Travailleurs sociaux : Un(e) éducateur (temps plein), un(e) assistant social (temps plein), un(e) coordinateur (temps plein) ;
  • Entretien (½ temps) ;
  • Formation : Multimédia (½ temps), Insertion socioprofessionnelle (½ temps), autre (½ temps, ex. jardins) ;
  • Un employé administratif (temps plein) ;
  • Un agent d’accueil (type art. 60, temps plein).

DU MATERIEL :

  • Informatique, téléphonie et INTERNET (urgent) ;
  • Bureau avec mobilier, armoire, chaise, tableaux ;
  • Salle d’attente ;
  • Tables et chaises pliables - coin cuisine – vaisselle ;
  • Matériel didactique enfants - livres ;
  • Photocopieuse – consommables ;
  • Matériel de visibilité – enseigne - tracts – affiches ;
  • Frais d’accueil, café, biscuits, etc.

DES BUDGETS ANIMATIONS ET INTERVENANTS EXTERIEURS: (négocié avec le pouvoir communal !)

L’ENVIRONNEMENT EXTERIEUR: Parc du Château (?), terrain de sport. A ce niveau, il est plus important de développer des partenariats que d’obtenir de l’espace en propre.

7. Partenaires

L’intérêt principal du projet « Les Z’Hamendes » réside dans les multiples possibilités d’activer un réseau orienté vers le développement du quartier. Actuellement, une série d’acteurs potentiels non reliés entre eux ont été identifiés et semblent demandeurs d’une coordination. Certains développent déjà des activités en partenariat tandis que d’autres seront invités à rejoindre le projet à l’avenir.

  • Le Logis Moderne ;
  • Le CRIC (Centre Régional d’Intégration de Charleroi) ;
  • L’asbl D’Ecole (école de devoirs) ;
  • Le Château Mondron (asbl Valentin) ;
  • La consultation ONE ;
  • Le groupe Citoy’elles ;
  • La banque alimentaire ;
  • Les deux écoles ;
  • L’asbl « Point Jaune » et l’animation « autour du livre » ;
  • Le CPAS ;
  • L’asbl Chrysalide de Gilly ;
  • La MIREC pour une permanence décentralisée
  • L’asbl Espace Environnement ;
  • La maison Plurielle ;
  • FUNOC ;
  • Contrat sécurité et PCS ;
  • Comité des jeunes ;
  • Habitants du quartier ;
  • Fedasil.

8. Conclusions en terme de projection sur l’avenir

L’objectif de ce projet de travail sur le quartier des Hamendes et du château Mondron est multiple :

  • favoriser et faciliter le dialogue entre les habitants d‘un quartier et les différents acteurs et organisations existantes ;
  • être un interlocuteur pour les problèmes collectifs qui concernent le quartier (et non les problèmes individuels afin d‘éviter d‘amener dans les quartiers d’autres problèmes comme des problèmes de voisinage). Il est important, au préalable, de bien expliquer aux habitants qu‘il est impossible de satisfaire toutes leurs attentes et qu‘ils seront nécessairement amenés à établir des choix et des priorités ;
  • favoriser la convivialité par l‘organisation d‘activités festives et culturelles dans les quartiers.

Tout n’est pas possible et un choix a dû être fait : le choix se porta sur l’importance d’associer des citoyens au projet.

De plus, les promoteurs et animateurs du projet voulaient donner à leur travail et à leurs interventions dans le quartier une démarche formative. Elles voulaient être attentives à ne pas limiter la participation citoyenne aux aspects de convivialité. Elles voulaient faire de ce travail d’animation de quartier non seulement un lieu convivial (autour d’un local mis à la disposition de l’équipe) mais également un lieu de développement d’outils d‘apprentissage de l’autonomie, de la gestion personnelle, de la prise de confiance en soi, de la capacité d’analyse critique de la société, de la capacité de vivre ensemble, de prendre des décisions ensemble, de s’exprimer correctement ensemble,… Bref, de faire ce travail un véritable travail d’émancipation collective et individuelle des acteurs.

Une difficulté importante est apparue dès le début du projet : la difficulté de toucher certaines tranches de la population : les immigrés et les femmes. La participation citoyenne peut faire peur, elle demande une grande implication personnelle. La population participe en fonction de ses intérêts. Dès les premières heures du projet, il a fallu trouver et toucher un centre d‘intérêt commun à plusieurs tranches de la population (femmes, jeunes-plus âgés, immigrés-autochtones,…). Dans ce cas, ce fut le sentiment d‘appartenance au quartier et les relations de proximité associés aux problématiques spécifiques des femmes qui furent le moteur d’une nouvelle action. Et c’est ainsi que démarra, autour des problématiques des femmes du quartier, le projet « Citoy’elles ».

En guise de conclusion :

Parti d’un constat des autorités de la ville, l’émergence du projet montre, dès le départ, la nécessité d’associer les habitants du quartier à la démarche. Sans eux, rien de solide. La pérennité du projet est à cette condition.

Ce projet rencontre les caractéristiques essentielles de la pédagogie du projet et tout particulièrement, du projet émancipateur : une demande des acteurs, une analyse des besoins, attentes et demandes, l’énoncé d’un inédit possible, un inventaire des ressources, l’implication personnelle des acteurs au sein du groupe animé d’un projet commun.

Ce travail sur le terrain permettra de modifier l’image du quartier et de l’image de chacun des acteurs, de montrer les potentiels de chacun, de mener différentes actions si minimes soient elles mais qui existent et qui ont de la visibilité et une importance sociale, de développer, multiplier et manipuler des connaissances de base (p.e. ici en informatique), de faire preuve de solidarité et de coopération et ainsi de recréer et développer des nouvelles relations sociales.

Ainsi l’on voit qu’il est possible dans des quartiers oubliés de mettre en œuvre des actions qui déclenchent des mécanismes de socialisation et d’émancipation au profit des habitants.

* Entretien avec Jacques Levèvre. Estelle Giovannangello est assistante sociale au CPAS de Jumet.

Références

[1]http://www.espace-environnement.be/... « Espace Valentin » porteuse d’un projet de sauvegarde d’un site d’exception, le Château Mondron à Jumet, intégrant la valorisation du patrimoine naturel du parc et la dynamisation des liens sociaux dans le quartier riverain des Hamendes.

[2] « Située dans le centre de Charleroi, l’A.S.B.L « Point Jaune » (AMO) est un service d’accueil accessible 24h sur 24 et 7 jours sur 7. « Point Jaune » accueille tous les jeunes et leur famille et répond aux questions relatives à l’adolescence » (in http://www.point-jaune.be/).