Louise Méhauden, Le GRAIN, Mars 2017

Terra Purna est un projet familial de permaculture né il y a un peu plus de 2 ans sur la frontière hispano-portugaise. António, Rosa et leur fils Arun tentent au jour le jour de se créer un espace et un mode de vie résilients, en harmonie avec la nature, et intégrés à la vie économique et sociale locale. Au travers de la présentation de ce projet et d’une discussion avec ses fondateurs, cet article entend mettre en lumière de manière très concrète la voie d’émancipation explorée par cette famille. Que signifie pour eux « s’émanciper » ? De qui ? De quoi ? Comment ? Pourquoi ? Quelles difficultés rencontrent-ils dans cette démarche ?

printbuttonIl y a un peu plus de deux ans que António et Rosa, quarante-et-un ans et trente-et-un ans, ont tiré un trait sur leur vie urbaine pour s’installer au pied d’une des nombreuses collines de granit qui vallonnent la campagne limitrophe de l’Est de l’Extrémadure espagnole. Peu avant la naissance de leur fils Arun, ils font l’acquisition d’un terrain de deux hectares, jusque là couvert de ronces et peuplé de vaches. Guidés par les principes de la permaculture ils s’emploient depuis lors à le façonner pour en faire un lieu de vie en harmonie avec la nature, simple mais abondant.

Courant apparu dans les années 70 en Australie avec Bill Mollison et David Holmgren[1], « la permaculture consiste en une méthodologie de design durable qui cherche, à partir de l’observation des patterns de la nature et d’un ensemble de techniques de gestion fonctionnelle et relationnelle des espaces et des ressources, à atteindre un niveau élevé de résilience, avec des impacts environnementaux très faibles. La permaculture est aussi une philosophie, avec une éthique propre qui se résume en trois principes : prendre soin de la nature, prendre soin des personnes et répartir justement les surplus. (...) Le dessin (design) est fondamental en permaculture. Il permet de développer un plan d’action à partir duquel on peut créer des espaces de vie durables, des communautés rurales ou urbaines, penser la gestion responsable d’organisations ou l’éducation de son enfant.[2]»

Pour António comme pour Rosa, cette démarche prend racine dans une profonde remise en question du système socio-économique actuel. Elle est empreinte d’une aspiration intense à une vie libre et émancipée.

« Terra Purna est une expérience familiale de vie intégrale. Nous utilisons la permaculture et l’économie sociale comme principaux outils. Nous tentons de développer un style de vie résilient en syncronie avec les cycles de la nature, et d’explorer différentes techniques pour vivre dans une abondance frugale, tendant vers zéro déperdition.[3] »

Leurs réflexions à propos de ce que signifie pour eux l’émancipation tournent autour de quelques notions et principes clés, que cet article propose d’explorer.

Autosuffisance, indépendance et résilience

A la base du projet Terra Purna, on trouve un idéal d’autosuffisance. L’idée est de tendre à zéro dépense fixe, de ne pas avoir besoin d’argent pour couvrir les besoins de base : “ce que l’on cherche à atteindre, c’est l’indépendance au niveau de la nourriture, du logement et de l’énergie, de sorte que l’on ne nécessite que peu d’argent pour vivre, seulement pour les “extras” comme les voyages, certains aliments que l’on ne peut produire ici,...”.

Le design du lieu fait en effet la part belle aux espaces de production de nourriture. Il prévoit un potager dit de “court terme”, à proximité du lieu de vie, où poussent les denrées qui se récoltent fraîches, tous les jours, ou plusieurs fois par semaine (salades, tomates, choux,...). Les aliments qui se récoltent plus ponctuellement sont quant à eux cultivés dans des espaces plus périphériques, dans des potagers dits “de long terme” (courges, pommes-de-terre, haricots secs, pois chiches,...). En outre, une part importante du terrain est dédiée aux arbres fruitiers. L’ensemble est géré de façon écologique et durable, dans l’idée de régénérer, préserver et améliorer continuellement la fertilité du sol.

Le logement constitue bien souvent un autre poste de dépense considérable pour les ménages qui paient un loyer ou qui remboursent un emprunt à la banque. L’activité centrale du moment, pour António et Rosa, consiste à construire leur maison. En attendant, ils vivent dans une caravane. Entièrement conçue par eux, la maison se veut simple et bon marché, en utilisant un maximum de matériaux de récupération et de ressources naturelles locales disponibles gratuitement ou à très bas prix (argile, bambou, bois, pierres, paille, ...). Simple et bon marché, mais aussi et surtout la plus saine et la plus efficace possible au niveau énergétique, elle met en œuvre des techniques innovantes en matière d’isolation, de ventilation naturelles,...

En ce qui concerne l’énergie, l’eau, le chauffage et l’électricité, là aussi le système, 100% off the grid[4], est pensé dans un objectif d’autosuffisance, de résilience et d’efficacité. L’eau provient d’une source à proximité et est gérée de façon la plus efficiente et raisonnable possible. Le chauffage et la cuisine de la maison fonctionnent au bois. Et l’électricité est produite par un système solaire, tirant profit d’un taux d’ensoleillement généreux.

L’ensemble répond à une triple logique de production locale, de fermeture des cycles et de résilience. L’idée est d’utiliser le plus possible les ressources locales, présentes sur le terrain ou à proximité. Le projet met aussi un point d’honneur à ne générer qu’un minimum de déchets, et à utiliser un maximum de matériaux de récupération. Enfin, la résilience, principe central en permaculture, renvoie à la capacité d’un système de retrouver son équilibre suite à un choc. En pratique, cela se traduit par une diversification des sources et ressources, afin de ne pas dépendre d’une seule. La production locale répond aussi à cette logique, dans la mesure où elle permet de ne pas dépendre d’autrui en ce qui concerne les ressources.

Développer son pouvoir d’agir

Ce qu’on fait, on le fait pour apprendre, pour l’expérience, pas pour l’argent, même s’il faut être un minimum efficace"

Dans ces différentes facettes, le projet consiste aussi en un lieu d’apprentissage, d’expérimentation et d’innovation, tant pour ses initiateurs que pour les volontaires de passage. En cela, il favorise un autre aspect de l’émancipation qu’est l’”empowerment” : “J’apprends tous les jours ici, c’est un processus d’apprentissage quotidien, fait d’essais-erreurs, d’allers et retours incessants. Souvent je me dis que ce serait beaucoup plus simple de travailler à l’extérieur et de gagner de l’argent, pour payer un professionnel et qu’il me construise ma maison. Cela me libérerait d’une grande et parfois pesante responsabilité. D’un autre côté, quelle fierté je retire de ce projet ! Quand tu t’arrêtes et que tu admires le travail déjà fait, tu te dis “waw ! C’est moi qui ai fait ça ??”. C’est un autre aspect que j’aime beaucoup dans ce projet, c’est qu’il nous invite à repousser chaque jour nos limites, à nous dépasser. Il nous permet aussi de développer une foule de compétences et de qualités, là où un travail “normal” nous spécialise au mieux dans quelques compétences précises, et atrophie le reste de nos capacités, de nos “dons”, de nos qualités. Ici je suis architecte, maçon, papa, horticulteur, électricien,...”

L’idée est de faire soi-même un maximum, pour ne pas dépendre des autres, ni de l’argent, mais aussi pour se grandir soi-même : « Plus tu sais de choses, plus tu t’émancipes. Ici, je me sens forte, puissante, vivante. Pour moi, être capable de construire ma propre maison, ça me fait me sentir super forte. C’est un processus très enfantin, on se sent chaque jour plus puissant, au fur et à mesure qu’on apprend. Et c’est un cercle vertueux, car plus on apprend, plus on se sent fort, plus on améliore notre confiance en soi, qui nous pousse à relever d’autres défis. A ce niveau, la communauté est très importante : quand tu ne connais pas quelque chose, c’est important de pouvoir compter sur la communauté, de partager les connaissances et les savoirs-faires. »

En effet, la communauté est une autre dimension cruciale dans la démarche du projet.

Solidarité, convivialité et communauté

L’émancipation, c’est aussi vaincre l’individualisme”

Pour António et Rosa, autosuffisance ne signifie pas pour autant isolement et repli sur soi, au contraire. “Avant tout lieu de vie familial, Terra Purna se veut aussi être un espace de partage, ouvert à tous ceux qui aspirent à un mode de vie plus naturel et conscient”[5]. Les échanges et les rencontres, l’intégration et la participation à la vie socio-économique locale, sont tout aussi centraux dans l’esprit du projet.

On cherche à être indépendants quant aux nécessités de base (l’énergie, la maison et la nourriture). C’est difficile voire impossible d’y parvenir à 100%, mais on essaie de tendre vers ça un maximum. Et surtout, on ne le voit pas dans une perspective individualiste, mais bien collaborative. On compte sur la communauté, sur les échanges au sein de cette communauté, pour y parvenir, en tentant que ces échanges dépendent le moins possible de l’argent, en essayant d’éradiquer un maximum ce médium de nos échanges.”

Comme l’ensemble de la péninsule ibérique, cette partie de l’Espagne a connu un brutal exode rural entre 1940 et 1975, laissant de nombreux villages et campagnes exsangues[6]. En plus de cela, située à moins d’une dizaine de kilomètres du Portugal, cette zone a longtemps prospéré de la contrebande et de toutes les activités que génère une frontière. Cette socio-économie s’est effondrée avec son ouverture dans les années nonante, et la région peine à s’en relever, en témoignent des taux de chômage astronomiques : 28,3% de la population active, contre 18,6% en Espagne ; chômage qui touche plus durement encore les jeunes (52% des actifs de moins de 25 ans sont sans emploi)[7]. En parallèle, le terroir attire de nombreux “néo-ruraux”, nationaux ou étrangers, qui font l’acquisition de terrains et s’installent dans les campagnes.

La première génération de néoruraux parlait beaucoup d’autosuffisance. Mais notre idée n’est pas de venir nous installer à la campagne, isolés du monde dans notre petit paradis, pour qu’on nous laisse tranquilles. Pour la nouvelle génération de néoruraux, la notion de communauté est aussi très importante. Notre objectif est que ce projet rayonne, qu’il inspire d’autres personnes, qu’avec d’autres on crée des réseaux d’alternatives, pour partager des expériences, des idées, qu’il crée du débat dans la société, qu’il devienne un lieu d’apprentissage, de formation, un lieu de passage,...”

En plus de couvrir nos propres besoins, on veut aussi créer un modèle, qui puisse inspirer d’autres. Donc on essaye d’inventer des solutions et de créer des choses accessibles, simples, peu coûteuses, faites de matériaux de récup’,...”

Au-delà des liens informels d’échange et d’entraide entre voisins, António et Rosa font aussi partie de la toute récente association “La Sementera”, petit groupe de producteurs écolo locaux. Elle s’emploie notamment à soutenir et à donner un cadre à ces solidarités locales et transfrontalières avec le Portugal voisin. Elle organise, chaque mois, un “Sábado vivo” (“Samedi vivant”). L’idée est de créer à la fois des opportunités d’écouler la production des membres et de la convivialité, mais aussi de sensibiliser à différents thèmes environnementaux et économiques, le tout à travers un marché de produits locaux, bio et/ou artisanaux, agrémenté d’animations diverses et de saison (conférences, spectacles de cirque, échange de semences, jeux, ...), et conclu par une grande “auberge espagnole”.

Outre cette communauté locale, existe aussi un sentiment d’appartenance à une communauté mondiale. En un peu plus d’un an, le lieu a déjà accueilli de nombreux volontaires, venus des quatre coins du monde via le réseau HelpX. L’économie de volontariat se veut elle aussi une alternative à la relation de travail classique, où l’échange est avant tout monétaire. Pour quelques heures de travail par jour, le volontaire reçoit le gîte et le couvert, et l’idée est avant tout de partager des moments de convivialité, d’échanger des expériences, idées et savoirs. Par ailleurs, les secteurs de la permaculture et de la bio-construction étendent aussi leurs réseaux sur l’ensemble de la planète. Ils constituent d’autres communautés, d’autres sources d’idées, d’autres formes de soutien, desquels António et Rosa puisent aussi leur énergie.

Une transition intérieure

C’est un processus de changement du dedans au dehors”

Pour António et Rosa, l’émancipation, outre ses dimensions matérielle, sociale et culturelle, comporte aussi une composante très personnelle, voire spirituelle. Leur démarche, si elle se veut tournée vers le monde extérieur, est aussi un processus éminemment intérieur.

Dans cette émancipation intérieure, ils donnent beaucoup d’importance à l’idée de conscience et à celle de responsabilité.

« L’émancipation, c’est aussi prendre conscience de comment fonctionne notre monde, notre économie, notre société, notre industrie alimentaire,... On est tous responsables de ce qui se passe, des problèmes au niveau global. On peut prendre la responsabilité de ne pas y participer, de proposer des solutions, des alternatives. La permaculture propose des techniques pour être responsable de sa propre vie en général : des déchets qu’on génère, de la nourriture qu’on consomme, de l’éducation de nos enfants,... C’est facile de jeter des emballages à la poubelle sans se soucier de ce qu’ils deviennent, de s’en déresponsabiliser.»

« Je vois notre démarche ici comme une humble participation à une vague de changement. On sème des choses, des arbres, des choux, mais aussi des idées,... J’aime l’idée de passage. On ne s’attache pas à ce lieu en particulier, on en est propriétaires sur le papier, mais il ne nous appartient pas, on n’est que de passage dans ce monde. Pour moi, plus que propriétaires de ce terrain, on en est avant tout responsables.»

Dans ce processus d’émancipation intérieure, les peurs jouent un rôle important.

« Pour moi, l’émancipation signifie aussi vaincre une série de peurs. Pour venir ici, j’ai dû dépasser ma peur de perdre le confort de la ville, d’un boulot avec un salaire, ma peur de ne pas y arriver, de ne pas être capable,... Ici, on crée notre propre liberté au niveau des revenus, on ne dépend pas d’un travail qu’on nous donne, ou pas. L’émancipation est donc très liée aussi pour moi à la créativité. Il s’agit de trouver ses propres réponses, d’inventer ses propres solutions (...) Ça signifie aussi s’émanciper « des vieux », des parents, des vieilles croyances qui nous limitent, du genre « c’est impossible », « c’est de la folie »,... »

« J’ai dû m’émanciper de mes peurs, mais aussi de toutes les préoccupations superficielles et inutiles qu’on a en nous, que génèrent l’agitation et tous les stimuli de la ville. Ici je suis revenue à des préoccupations essentielles : avoir de l’eau, un coin chaud pour dormir,... »

Enfin et surtout, l’émancipation comme telle génère aussi tout simplement beaucoup de bonheur, un bonheur « profond et vrai ».

« Ce n’est pas une démarche facile, il faut être motivé ! Mais pouvoir apprendre, être créatif, ... pour moi ça représente surtout beaucoup de joie, une joie authentique et profonde. Les bons moments sont très intenses. Pour moi il ne peut pas y avoir de bonheur sans émancipation. Le bonheur sans émancipation est faux. Mais ce n’est pas automatique, ce n’est pas parce que tu es libre que tu es heureux. Ce mode de vie génère aussi beaucoup de soucis, de préoccupations. Mais c’est une démarche aussi très spirituelle, d’accepter la réalité telle qu’elle se présente. Ce n’est pas une religion, mais il y a un développement de la conscience. On apprend, on se connaît soi-même, ses limites,... On se grandit.»

« Le développement durable est de plus en plus « mainstream », mais selon moi, ce que le mainstream propose, c’est de l’émancipation déguisée. On te vend par exemple un « kit potager urbain », tout beau, avec tout le boulot prémâché. Mais pour moi ce n’est rien de plus qu’un produit de consommation. Or la consommation, c’est ce qui nous limite, nous rend dépendants. L’émancipation, c’est aussi s’émanciper de ce genre de consommation.»

Ces processus ne sont pas dénués d’obstacles :

« Mon plus grand doute concerne Arun, ce qu’on lui transmet. Il grandit dans un environnement et avec des valeurs très différentes de celles véhiculées par le monde extérieur. Je me demande comment il va intégrer ces deux mondes. A part ça, je vois plusieurs obstacles. Premièrement le jugement, le regard des autres. C’est encore une chose en plus de laquelle on doit s’émanciper dans ce type de démarche. Les règles et les lois de notre société aussi comportent de nombreux obstacles pour nous. La maison, par exemple, est complètement illégale. Le système ne reconnaît pas ce qu’on fait, pire, il le punit ! Si la Guardia civil débarque ici, ils peuvent arrêter net les travaux. C’est contradictoire, car à la fois le système reconnaît que ce genre de chose est nécessaire, qu’on a besoin de créer des habitations plus saines et plus écologiques, mais la réglementation ne suit pas. Une autre difficulté que j’identifie est le manque de connaissances dans les domaines qu’on explore ici. Il y a beaucoup de choses qu’on ne sait pas, ces thématiques ne font pas l’objet de recherches, il y a tout à inventer et à créer, et les matériaux naturels sont difficiles à se procurer. Enfin, l’argent est aussi un point délicat. On veut s’en émanciper un maximum, mais il reste nécessaire. Pour mener ce genre de projet, on a besoin d’avoir un terrain protégé, et le seul moyen est de l’acheter pour en être propriétaire.»

En guise de conclusion...

Les contextes belge et bruxellois recèlent des défis socio-économiques bien sûr très différents de ceux de l’Extrémadure espagnole. Cependant, les principes de la permaculture, la réflexion et la critique qui fondent le projet décrit ci-dessus, soulèvent des questions qui n’en demeurent pas moins intéressantes.

La permaculture urbaine[8] offre aussi une foule d’idées intéressantes et inspirantes. Dans les contextes urbains, il y a plus de possibilités, de réseaux et d’alternatives (coopératives de logement, de travail, voitures partagées, potagers urbains,...), ici on se sent parfois un peu seuls au monde. Mais le mainstream est aussi plus présent en ville”

Pour António et Rosa, une des clés pour l’avenir réside dans l’éducation des enfants, qu’ils voient comme fondamentale :

« L’éducation doit développer la créativité. On doit éduquer des enfants émancipés, indépendants pour trouver les réponses à leurs questions, qu’ils soient capables de chercher et trouver leurs solutions, et pas qu’ils apprennent des processus tout faits. Qu’ils soient capables de tracer leur propre chemin, et pas de suivre les chemins tout tracés.»

SITE INTERNET DU PROJET : http://terrapurna.webnode.pt

NOTES/REFERENCES

[1] Mollison B., Holmgren D., Permaculture One: A Perennial Agriculture for Human Settlements, Trasworld Publishers, 1978.

Mollison B., Permaculture Two: Practical Design for Town and Country in Permanent Agriculture, Tagari Publications, 1979.

[2] Source : http://terrapurna.webnode.pt/permacultura-es/

Toutes les citations sont traduites librement de l’espagnol et du portugais.

[3] Source : http://terrapurna.webnode.pt/

[4] Sans connexion aux grands réseaux de distribution.

[5] Source : http://terrapurna.webnode.pt/permacultura-es/

[6] A. Higueras Arnal, « La population rurale espagnole », in : Espace populations, sociétés, 1996-1, pp.103-109

[7] Source : http://www.datosmacro.com/paro-epa/espana-comunidades-autonomas/extremadura

[8] Voir aussi l’article de Martine De Keukeleire paru dans la newsletter du Grain de décembre 2016 « L’engouement pour l’agro écologie urbaine témoigne de la mutation du rapport au travail des plus jeunes générations. Entretiens avec de jeunes maraichers en Région Bruxelloise ».